Le salon “Fiers d’être apprentis” a attiré un peu moins de 800 personnes au parc des expos de Mâcon. Le signe que la formation par alternance peut séduire, même si les métiers manuels doivent encore améliorer leur image.

Une voie souvent sous-estimée voire méconnue par les parents. Et pourtant, c’est une voie de formation d’excellence ». Ce samedi à Mâcon, lors des discours prononcés au salon Fiers d’être apprentis, tous les orateurs auraient pu faire leur la formule d’Anne Gonthier à propos de l’apprentissage. La responsable de la formation à la Chambre d’agriculture a également souligné le taux d’insertion de 70 %, six mois après le diplôme. Pourquoi donc l’apprentissage, encensé comme un remarquable passeport pour l’emploi, peine-t-il à se développer ?
Déficit d’image ? Sans aucun doute. « Avec le niveau que tu as, tu ne vas tout de même pas faire pâtissier » : ce type de phrase, des jeunes peuvent encore l’entendre au collège, au risque de les dissuader de s’engager vers le métier qui les attire. Quitte à faire machine arrière quelques années plus tard. « Je connais une jeune femme de 21 ans qui, après avoir passé une licence à Paris Dauphine, veut maintenant faire son apprentissage en pâtisserie, ce qu’elle a toujours voulu faire. Mais à son âge, j’ai du mal à lui trouver une entreprise », se désole Yann Durand, de la Chambre de métiers et de l’Artisanat.

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Pour promouvoir l’apprentissage et attirer de jeunes candidats, rien ne vaut la présentation d’exemples de réussite. C’est ainsi que Maud Courdavault, 21 ans, a été invitée à s’exprimer lors des discours protocolaires du salon, entre les élus départementaux et régionaux et la sénatrice Marie Mercier. Originaire de Cluny, cette jeune serveuse a fini première aux dernières Olympiades régionales des métiers, en juin dernier, avant de participer aux Olympiades nationales, à Bordeaux. « N’ayez pas peur d’être apprentis et soyez fiers de l’être, a-t-elle lancé à l’assistance. N’hésitez pas à franchir le pas, car c’est là qu’on apprend comment mieux exercer nos passions ». Passionnée par son métier, elle l’est assurément, que ce soit pendant ses cours au Centre interprofessionnel de formation d’apprentis Lameloise, à Mercurey, ou dans le restaurant Le Saint-Laurent, où elle achève son Brevet professionnel de service en salle. L’expérience et le réseau acquis au cours de ses quatre années de formation devraient lui permettre, très prochainement, de décrocher un emploi en Angleterre.
(JSL du 09/04/2017 CL : D Valette)

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 article JSL du 09 avril 2017